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Le monde entier a
assisté mi-septembre, éberlué et impuissant, à la folle semaine
vécue par les marchés boursiers, au cours de laquelle on a vu la
faillite ou la déconfiture des grandes banques d’affaires
américaines. |
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Pour éviter un
krach généralisé, le Gouvernement américain a été contraint de
procéder à la nationalisation expresse des géants du refinancement
immobilier Fannie Mae et Freddie Mac pour 200 milliards de dollars,
et de préparer un plan de sauvetage pour faire reprendre par le
Trésor des créances immobilières douteuses s’élevant à 700 milliards
de dollars !
Les contribuables américains paieront donc les excès d’un système
délirant : des courtiers peu scrupuleux ont placé des prêts
immobiliers à des personnes incapables de les rembourser, et ce
risque s’est propagé à la planète entière par le biais d’une folle
titrisation, le tout étant aggravé par les ventes à découvert des
titres des banques par les spéculateurs.
Il est bien difficile de savoir quelles seront les conséquences de
cette crise majeure pour la France, mais on peut déjà être sûr d’un
certain nombre de points :
- le déficit de l’Etat va se creuser et le Gouvernement aura le plus
grand mal à boucler son projet de loi de finances pour 2009 ;
- la baisse des impôts est stoppée, et on peut craindre
malheureusement leur augmentation, comme le montre l’épisode
lamentable du financement du RSA par une nouvelle taxe,
contrairement à tous les engagements de campagne du président
Sarkozy ;
- la crise immobilière est là, et seuls ceux qui peuvent payer cash
pourront faire demain les bons investissements, les classes moyennes
étant, elles, reléguées dans l’attentisme.
Ces perspectives ne sont guère réjouissantes, mais l’immobilier
restera pour les propriétaires une bonne valeur refuge, puisqu’une
reprise forte de l’inflation n’est pas exclue.
Gardons donc courage, dans l’attente de jours meilleurs. |