N° 537 - OCTOBRE 2008 - La crise

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Le monde entier a assisté mi-septembre, éberlué et impuissant, à la folle semaine vécue par les marchés boursiers, au cours de laquelle on a vu la faillite ou la déconfiture des grandes banques d’affaires américaines.

Pour éviter un krach généralisé, le Gouvernement américain a été contraint de procéder à la nationalisation expresse des géants du refinancement immobilier Fannie Mae et Freddie Mac pour 200 milliards de dollars, et de préparer un plan de sauvetage pour faire reprendre par le Trésor des créances immobilières douteuses s’élevant à 700 milliards de dollars !
Les contribuables américains paieront donc les excès d’un système délirant : des courtiers peu scrupuleux ont placé des prêts immobiliers à des personnes incapables de les rembourser, et ce risque s’est propagé à la planète entière par le biais d’une folle titrisation, le tout étant aggravé par les ventes à découvert des titres des banques par les spéculateurs.
Il est bien difficile de savoir quelles seront les conséquences de cette crise majeure pour la France, mais on peut déjà être sûr d’un certain nombre de points :
- le déficit de l’Etat va se creuser et le Gouvernement aura le plus grand mal à boucler son projet de loi de finances pour 2009 ;
- la baisse des impôts est stoppée, et on peut craindre malheureusement leur augmentation, comme le montre l’épisode lamentable du financement du RSA par une nouvelle taxe, contrairement à tous les engagements de campagne du président Sarkozy ;
- la crise immobilière est là, et seuls ceux qui peuvent payer cash pourront faire demain les bons investissements, les classes moyennes étant, elles, reléguées dans l’attentisme.
Ces perspectives ne sont guère réjouissantes, mais l’immobilier restera pour les propriétaires une bonne valeur refuge, puisqu’une reprise forte de l’inflation n’est pas exclue.


Gardons donc courage, dans l’attente de jours meilleurs.

 

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