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L'état du marché
immobilier est bien sûr un sujet d’inquiétude en période de crise.
Cependant, il faut rappeler aussi que la crise a, malgré tout, des
effets positifs.
J’en citerai trois. |
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Tout d’abord,
nous assistons actuellement à un rétablissement de la hiérarchie
entre les
bons « produits » (comme disent les agents immobiliers…) et les
moins bons, ce qui est un point positif.
Un bien immobilier correctement situé, et sans défaut majeur, subira
peut-être une légère
diminution des prix, mais se vendra toujours, même en période de
crise.
Il est donc vraisemblable que le marché immobilier reprendra, en
volume, assez vite, mais avec plus de sélectivité qu’avant.
Le deuxième effet positif est le retour en grâce du marché locatif,
pour de multiples raisons : notamment, désolvabilisation des
acquéreurs potentiels ou, au contraire, attentisme de leur part.
Celui qui a des liquidités aujourd’hui va peut-être, en effet,
attendre demain pour acheter
mais, ceci dit, il doit toujours se loger…
Les propriétaires bailleurs constatent aujourd’hui ce regain du
marché locatif, notamment à Paris. A eux d’offrir des logements en
bon état pour attirer une clientèle solvable.
Enfin, les entreprises du bâtiment, qui étaient jusqu’à présent
débordées, vont de nouveau
accepter des chantiers ; ce sera le moment de faire des travaux
courants à de bonnes conditions, mais aussi d’engager des travaux de
rénovation pour améliorer la performance énergétique des logements.
Pour ce faire, les bailleurs pourront, s’ils le souhaitent, utiliser
le nouveau prêt à taux zéro (l’éco-PTZ), dont les décrets
d’application vont bientôt sortir (mais faites attention au
surendettement). |