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Un nouveau décret
devra modifier les échéances des travaux de mise en sécurité,
sachant que notre Fédération, l’UNPI, a demandé à la ministre du
Logement, dans un courrier en date du 25 mars :
- de prendre rapidement ce décret pour dissiper l’incertitude de
ceux qui n’ont pas encore pris de décision,
- et de décaler, une fois encore, la date de la première échéance,
déjà repoussée au 31 décembre 2010.
Ce n’est pas, en effet, parce que cette date a déjà fait l’objet
d’un report, qu’elle ne peut pas à nouveau être repoussée…
Car nous constatons, sur le terrain, que pour de nombreuses
copropriétés, certains syndics, après avoir mis à l’ordre du jour
des assemblées générales annuelles le vote des travaux de rénovation
des ascenseurs, continuent à faire pression sur les copropriétaires
pour voter dans l’urgence ces travaux très onéreux.
Et, sans vouloir polémiquer inutilement avec le lobby des
ascensoristes, on sait qu’un calendrier trop serré empêche le jeu
d’une concurrence normale entre les prestataires, et favorise un
vote dans la précipitation, contre les intérêts de la copropriété.
Les conseils pratiques que nous pouvons vous donner, si les travaux
ne sont pas déjà votés dans votre immeuble, sont les suivants :
- tenez compte du report prochain des dates du calendrier des
travaux et, en fonction des
spécificités de votre immeuble, prenez la décision qui s’impose
(vote, report, nouvel examen complet du dossier) ;
- sachez qu’un ascensoriste ne laisse pas fonctionner un ascenseur
qui présente un réel danger ;
- pour les copropriétés moyennes ou importantes, le coût des travaux
est tel que votre immeuble peut sans doute s’offrir les services
d’un bureau d’études spécialisé qui, notamment, assistera votre
syndic pour l’appel d’offres ;
- mais choisissez-le, bien sûr, indépendant de votre syndic !
A ces conditions, vous pourrez sans doute maîtriser le risque d’un
dérapage incontrôlé des coûts… |