N° 543 - AVRIL 2009 - Rénovation des ascenseurs :
jouez la montre !

Fermer
 

La loi Boutin sur le logement du 25 mars 2009 (publiée au Journal officiel du 27 mars 2009) a heureusement repoussé la date limite du calendrier de rénovation des ascenseurs (voir Revue de l’habitat, mars 2009, pages 10 et 11).

Un nouveau décret devra modifier les échéances des travaux de mise en sécurité, sachant que notre Fédération, l’UNPI, a demandé à la ministre du Logement, dans un courrier en date du 25 mars :
- de prendre rapidement ce décret pour dissiper l’incertitude de ceux qui n’ont pas encore pris de décision,
- et de décaler, une fois encore, la date de la première échéance, déjà repoussée au 31 décembre 2010.
Ce n’est pas, en effet, parce que cette date a déjà fait l’objet d’un report, qu’elle ne peut pas à nouveau être repoussée…
Car nous constatons, sur le terrain, que pour de nombreuses copropriétés, certains syndics, après avoir mis à l’ordre du jour des assemblées générales annuelles le vote des travaux de rénovation des ascenseurs, continuent à faire pression sur les copropriétaires pour voter dans l’urgence ces travaux très onéreux.
Et, sans vouloir polémiquer inutilement avec le lobby des ascensoristes, on sait qu’un calendrier trop serré empêche le jeu d’une concurrence normale entre les prestataires, et favorise un vote dans la précipitation, contre les intérêts de la copropriété.
Les conseils pratiques que nous pouvons vous donner, si les travaux ne sont pas déjà votés dans votre immeuble, sont les suivants :
- tenez compte du report prochain des dates du calendrier des travaux et, en fonction des
spécificités de votre immeuble, prenez la décision qui s’impose (vote, report, nouvel examen complet du dossier) ;
- sachez qu’un ascensoriste ne laisse pas fonctionner un ascenseur qui présente un réel danger ;
- pour les copropriétés moyennes ou importantes, le coût des travaux est tel que votre immeuble peut sans doute s’offrir les services d’un bureau d’études spécialisé qui, notamment, assistera votre syndic pour l’appel d’offres ;
- mais choisissez-le, bien sûr, indépendant de votre syndic !
A ces conditions, vous pourrez sans doute maîtriser le risque d’un dérapage incontrôlé des coûts…

 

Imprimer Fermer